Webdo Perco : percolation hebdomadaire

Ce site en annexe du “percolateur” ne prétend à l’exhaustivité, ni à l’autorité mais simplement à une curiosité vagabonde dans cette “bribiothèque” de notre époque, ces “bouts écrits”, ces fragments, ces éclats de Vérité voire ces coups de gueule. Kaléidoscope ou Patchwork. Du tabulaire forcément lacunaire.

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  • Modernité métissée

    Au fond, Jean-Claude Guillebaud est un optimiste! Mais comme tout optimiste qui se respecte, il est prudent. A force d’observer les médias, il sait que les vessies se sont déguisées depuis longtemps en lanternes. Depuis 1995, il mène une grande enquête sur le «désarroi contemporain». Pour cela, il a interrogé les travaux des penseurs de toutes disciplines – philosophes, économistes, historiens, politologues, théologiens ou écrivains – dans le dessein de saisir les métamorphoses des civilisations dans la globalisation. Et à force d’essayer de comprendre ce qui défait le monde, il est en passe avec ce dernier volet de découvrir ce qui serait en mesure de le refonder: une modernité métisse. «Il nous faut accepter de partager pour de bon, non plus seulement les richesses de la planète, mais la modernité elle-même.»: “Le commencement d’un Monde” de Jean Claude Guillebaud (écrivain de l’Obs) éditions du Seuil.

    28 Feb 2009 — Lien unique

    dé  Webd'azard

    André Gorz, un penseur pour le XXI° siècle

    André Gorz bénéficie d’une gloire posthume étonnante par rapport à son audience relativement confidentielle jusqu’ici. C’est à l’évidence dû en grande partie à son dernier livre Ecologica, recueil de textes sur l’écologie politique qu’il a rassemblés juste avant son suicide le 22 septembre 2007. En particulier son tout dernier texte, publié dans EcoRev’ et repris dans Ecologica, “La sortie du capitalisme a déjà commencé” parait largement prémonitoire puisqu’il annonce l’effondrement du capitalisme financier. D’autres pourraient se prévaloir d’avoir vu venir la crise avec plus de précisions sur les mécanismes de son déclenchement, mais aucun ne propose comme lui les voies d’une sortie du capitalisme, alternative dessinée en 1997 dans “Misères du présent, richesse du possible” et qui fait sa valeur irremplaçable dans le contexte actuel.
    Le livre qui vient de sortir aux éditions “La Découverte”, “André Gorz, un penseur pour le XXI° siècle“, regroupe des contributions très disparates d’anciens interlocuteurs d’André Gorz, rassemblées par Christophe Fourel (Patrick Viveret, Jean Zin, Carlo Vercellone, Denis Clerc et Dominique Méda, Marie-Louise Duboin, Jean-Baptiste de Foucauld, Philippe Van Parijs), témoignant de la diversité de ses influences et même des lectures contradictoires qu’on peut faire de son oeuvre. On peut bien sûr lire ce livre, se rendre sur le site de Jean Zin et feuilleter Le Percolateur.

    27 Feb 2009 — Lien unique

    Manuel scolaire : bonnet d’âne. (11/ 02/ 09 André Larané)

    Un professeur de mes amis a eu la curiosité d’ouvrir le manuel d’histoire et géographie de son enfant, en classe de troisième. Il s’agit d’un manuel des éditions Hatier rédigé sous la direction de M. Martin Ivernel. Quelle ne fut pas sa stupéfaction en le feuilletant
    Parmi quelques erreurs relevées :
    Page 110 : «Le 14 juillet 1940, il [Pétain] se fait accorder par le Parlement les pleins pouvoirs pour modifier la constitution. Il prend ensuite le titre de “Chef de l’État français”»…
    C’est le 10 juillet, et non le 14, que l’Assemblée nationale vote les pleins pouvoirs à Pétain et c’est le 11 juillet qu’un «acte constitutionnel» fait de Pétain le Chef de l’État.
    Page 144 : «document 3, Chronologie de la guerre d’Algérie».
    – L’élève apprend que les
    accords d’Évian auraient été signés le 18 mars 1961 et que l’Algérie serait devenue indépendante le 1er juillet de la même année… 1961 au lieu de 1962 bien sûr !
    – Le «premier envoi du contingent» est daté de 1956, ignorant l’envoi de rappelés dès 1955 (décret du 21 mai 1955).
    – Le «putsch des généraux» n’est même pas mentionné.

    ……..
    Relevé sur le Blog d’André Larané. andre.herodote.net

    27 Feb 2009 — Lien unique

    Langage et évolution humaine

    Eörs Szathmáry et Szabolcs Számadó, deux généticiens de l’Institut de Biologie de l’université Eötvös Loránd (Budapest), en partenariat avec le Collegium de Budapest et le Centre Parmenides d’études de la cognition de Munich (Allemagne) ont émis une théorie sur l’acquisition du langage par nos ancêtres et la naissance de l’espèce humaine. Selon les deux scientifiques, le langage a évolué dans le cadre d’un groupe de caractères exclusivement humains, et l’interdépendance de celui-ci plaide pour une approche intégrée de l’étude des fonctions du cerveau.
    Notre aptitude à communiquer en usant d’un langage défini est souvent citée comme un élément qui sépare les Hommes des autres espèces animales. Bien qu’il existe différents degrés de langage et de communications qui ne sont pas tous le fait des êtres humains -chiens et chimpanzés peuvent aussi apprendre certains mots- le langage mérite un statut spécial.

    Bulletins électroniques : N° 20 du 19/02/09. (Hongrie)

    24 Feb 2009 — Lien unique

    Le risque…et la précaution ?

    Témoin d’un ancien régime disparu, le risque demeure dans le nouveau comme une émanation de la science et de la raison, une instance de l’Esprit hégélien, ou un phénix mythologique. Et l’économie, technologie du risque, domine désormais parmi les sciences sociales : la politique s’éclaire des conseils des économistes, lumières nouvelles de la société du risque.
    Toutefois, les praticiens de la science actuarielle, de la théorie de la décision, de la finance de marché, bref les économistes spécialistes de toutes les disciplines célébrées par Ewald et Kessler, ont certainement le triomphe plus modeste. Les plus distanciés insistent sur les limites de leur « technologie » : il serait bon d’écouter leurs arguments. Mais avant, il faut démonter le mythe fondateur de l’idéologie du risque, cette légende bourgeoise. C’est seulement au prix de cette double critique que le rôle épistémologique du risque
    apparaît dans son obscure clarté. Pierre-Charles Pradier Directeur de l’UFR d’économie, Université Paris 1 à propos du livre de François Ewald et Denis Kessler (Le risque et la politique) Extraits.

    Et le principe de Précaution ! !

    22 Feb 2009 — Lien unique

    Les différences d’activité cérébrale pour le langage lié au sexe ?

    Les hommes montrent des activations plus importantes que celles des femmes dans les zones cérébrales liées du langage. C’est ce que viennent d’observer des chercheurs du CNRS, de l’Université production du savoir de Montpellier. Ces travaux sont publiés dans la revue Cortex de février 2009.
    Les chercheurs ont étudié l’ampleur des activations cérébrales liées aux performances élevées et basses en fluidité verbale chez les hommes et les femmes. Pour cela, ils ont constitué deux groupes d’hommes et deux groupes de femmes sélectionnés sur la base de leurs performances soit élevées, soit faibles à une tâche de langage (génération de mots). Puis, ils ont demandé à chacun des participants des quatre groupes selon un protocole d’imagerie par résonance de générer mentalement le plus grand nombre possible de mots commençant par une lettre donnée. Les chercheurs ont alors observé, en recourant à une technique d’IRMf, que des zones cérébrales sont activées différemment en fonction du sexe mais aussi de la performance verbale.
    Ainsi, quel que soit le
    nombre de mots générés, les hommes activent davantage que les femmes les zones cérébrales classiques du langage.
    D’après le site de Techno-science.

    17 Feb 2009 — Lien unique

    Les mots, les idées et le philosophe

    Georges Steiner, dans un ouvrage, (une excellente introduction chez Champs Flammarion) sur “Martin Heidegger”. Il aborde le travail du maître sur la langue, les mots et leur origine. Déjà dans “Sein und Zeit”, Heidegger s’adonne à l’étymologie. Le mot simple, accepté depuis toujours, servira précisément parce qu’il renferme, selon lui, la plus grande charge d’une perception humaine initiale et valable. Ainsi les mots anciens et clairs sont les plus riches de sens. Nous seuls avons oublié leur force fondamentalement incisive et leur témoignage existentiel. Par une méditation intense,s’accompagnant d’une sorte de véhément effort de pénétration, sur l’étymologie et l’histoire primitived’un mot, le penseur peut l’obliger à livrer son formidable quantum d’illumination et d’énergie. Dans “Sein und Zeit” par consequent, et à partir de ce livre, l’apparente clarté lapidaire de Heidegger, son utilisation de phrases courtes qui masquent en fait un idiome farouchement personnel, dont l’intention est de « différer » ou même de « bloquer» notre lecture. Il s’agit de nous ralentir, nous désorienter, nous barrer la voie pour mieux nous mener vers la profondeur. Mais bientôt cette démarche étymologique, cette mise à nu des racines de mots allemands et grecs (Heidegger assigne à ces deux langues un statut strictement incomparable), devient beaucoup plus qu’un instrument. Elle devient le mouvement cardinal de la philosophie heideggerienne. L’on prend une locution commune, ou un passage dans Héraclite, Kant, Nietzsche, pour extraire des syllabes, mots ou phrases individuels, leur richesse de sens originelle, longtemps enfouie ou érodée.qui, redécouverte, peut provoquer une véritable renaissance.
    Très modestement Le Percolateur essaie (à sa façon) de chercher dans les mots et leur histoire des traces de sens dont l’occultation et l’érosion ont altéré la portée.

    16 Feb 2009 — Lien unique

    La source indiscernable, la voie incertaine, la rencontre improbable, dans la quête de l’essentiel. Et pourtant !

    “L’essentiel nous arrive par cette voie indécise, qui engendre les imposteurs et les prophètes, les dupes et les sages, les méprises et les miracles. Une même source aux eaux pures et tantôt frelatées, un mélange d’or et de silice, sans qu’on puisse dire jamais d’où vient l’évidence, d’où surgit l’espérance aux fontaines brouillées. Comme si la fin souterraine ne pouvait s’épancher que dans l’apparence, nécessairement captée par le détour, confiée à la chimère dans l’instant périlleux des estimations. L’erreur nous aide en cette quête, la métaphore à vif en ses rapports indus, la dérogation aux reflets hasardeux, où quelque chose de la chose même se délivre, par l’inexact qui mène au vrai. Le dérisoire témoigne: en ce qu ‘Il est, du moins, l’image rendue, l’émergence altérée d’une idée primordiale, la vivante dissidence de l’origine perdue Extrait de l’ouvrage de Betty Rojtman “Une rencontre improblable” NRF Gallimard 2001.


    15 Feb 2009 — Lien unique

    Métaphorisation comme transfert créatif, au coeur de la complexité.

    L’ encyclopédisme qui nous est imposé par notre temps est inadapté. À sa périphérie de nouveaux passages et de nouvelles possibilités de traduction et de percolation, exigent, et démontrent que les choses sont plus complexes, plus enchevêtrées qu’il n’y paraît à première vue, C’est ainsi que la transduction parce qu’elle est aussi une intuition susceptible d’utiliser les modes de métaphorisation, d’abduction, qu’elle a cette capacité encore de déplacer les composants abstraits d’une description d’un domaine, d’une action, d’un mouvement, d’une technologie, vers un autre domaine, cette capacité aussi à traduire et à se transformer (altération création) percolation complexe des mots et des concepts, des phrases, des textes, des images et des sons, à se connecter et à s’associer à d’autres, formes courtes ou longues, tout cela est affecté par les techniques de combinaison, de répétition, de citation, de traduction, de composition, par les techniques de mémorisation de formes stables, métastables qui en appellent d’autres avec plus ou moins de force, par des techniques de description des agencements collectifs dont tout cela procède et à partir de quoi “ça invente”..

    14 Feb 2009 — Lien unique

    Vers l’esprit par la main

    Dans le N° 18 de la revue “Medium” (‘de Régis Debray et de la médiologie) Valérie Deshoulières distingue parmi les « métisseurs du monde », au premier chef, Paul Valéry, pionnier de l’approche médiologique. Nul n’a mieux que lui raccordé les domaines indûment dissociés du spirituel et du physique. Chez lui, techno– n’est pas une injure mais un éloge, non un obstacle, mais un élan. L’auteur rappelle qu’en 1938, dans le discours qu’il prononce à l’amphithéâtre de la faculté de médecine de Paris, à l’occasion de la séance du congrès annuel de chirurgie, Paul Valéry s’étonne qu’il n’existe pas de « Traité de la main », une étude en profondeur des virtualités innombrables de « cette machine prodigieuse qui assemble la sensibilité la plus nuancée aux forces les plus déliées ». L’entreprise lui paraît presque impossible au demeurant, pour ce que cet appareil serve tant de causes : tour à tour, marteau, prière, tenaille, parole du sourd, geste du muet, la main, « agent universel », De cette main, qui bénit et détruit, porte les armes et le bistouri, il fait l’emblème de l’interface du matériel et du spirituel, du trivial et du sublime, du réel et de l’imaginaire ; il la qualifie doublement d’« organe du possible » et d’« organe de la certitude positive » On peut aussi consulter sur le Percolateur : une petite geste de la main.

    10 Feb 2009 — Lien unique

    Elle n’exclut pas la conscience, au contraire…

    La science (latin : scientia, « connaissance ») désigne de nos jours à la fois une démarche intellectuelle particulière, et l’ensemble organisé des connaissances qui en découlent. Elle se fonde sur l’observation et/ou l’expérimentation qui permet de s’affranchir des aléas de l’observation.Lorsque les phénomènes observés font apparaître des relations invariables entre certaines grandeurs mesurées, on peut en déduire une loi liant ces grandeurs entre elles et trouver des lois les plus fondamentales possibles. Par opposition aux dogmes, la science se base sur un examen raisonné et méthodique du monde et de ses nécessités. Elle vise à produire des connaissances résistant aux critiques rationnelles, ainsi qu’à développer nos moyens d’action ( par la technique et l’invention)) sur le monde. Au cours de son histoire, la science s’est structurée en disciplines scientifiques dont l’épistémologie étudie les connexions et la complexité.

    9 Feb 2009 — Lien unique

    Le courant électrique “vert” : propre, mais peu fiable

    L’électricité d’origine éolienne est certes favorable à l’environnement, mais son irrégularité menace la stabilité du réseau électrique. Malgré des prévisions météorologiques précises, un problème revient de façon récurrente : trop élevé ou au contraire trop faible, le débit électrique produit par les éoliennes correspond rarement aux attentes des opérateurs de réseaux haute tension. Dans la mesure où la différence ne peut pas être équilibrée à l’aide d’astuces techniques, plane une menace de rupture du réseau. “Ce danger ne fera qu’augmenter dans les années à venir”, a prévenu Wolfgang Bogenrieder de l’entreprise Vattenfall. ”

    Pour contrebalancer la surproduction erratiques des éoliennes, deux méthodes sont envisageables, selon Bogenrieder : “Des centrales traditionnelles, utilisant du charbon ou du gaz, doivent à court terme réduire leur rendement – ou bien l’électricité excédentaire des éoliennes doit être stockée.” Dans ce cadre, des centrales de pompage-turbinage pourraient par exemple jouer un rôle : sous vent fort, elles alimentent des citernes de la centrale hydraulique et, lorsque le vent tombe, les vannes des bassins sont ouvertes, permettant ainsi de créer de l’énergie électrique au moyen d’une turbine [1]. Malheureusement, de telles centrales ne sont rentables qu’en montagne. Dans la plaine du nord de l’Allemagne, site de production de la plupart de l’électricité d’origine éolienne, des réservoirs bon marché sont nécessaires pour répondre à un besoin urgent et croissant.

    De toute évidence les technologies de production énergétique impliquent une adaptation à une consommation naturellement erratique par des systèmes-réservoirs “intégrateur- adaptateur” de retenue, de rétention. Le syndrome de la batterie d’accumulateurs, déchargée en hiver par une surconsommation ! ! ! !

    On peut consulter le Bulletin Électronique d’Allemagne.

    Clés :
    8 Feb 2009 — Lien unique

    Technique et philosophie, selon Gilbert Simondon

    Sa connaissance approfondie des sciences physiques et biologiques lui a permis d’élaborer une génétique des singularités, une philosophie originale et ample qui ne succombe jamais à la paraphrase. L’invention des concepts de transduction et de réalité pré-individuelle a rendu enfin possible une pensée positive de la technique en mettant l’accent sur les notions de lignée et d’agencements techniques. Gilbert Simondon propose ainsi une éthique de la relation entre l’homme et la machine qui ne dégrade aucun des deux termes: c’est le « transductif machinique» qui a permis de voir qu’« entre la communauté et l’individu isolé sur lui-même, il y a la machine Avec beaucoup d’audace, Gilbert Simondon a ouvert une voie qui implique:
    – de ne pas accepter les dualités hostiles de l’humanisme classique comme celles de la technique et de la culture, de la rigueur des concepts scientifiques et du caractère chaotique des affects.
    – de ne pas se laisser fasciner par le prestige de l’ opérativité et surtout de ne pas réduire les gestes de la démarche scientifique à un jeu de règles, ce qui serait une démission de la pensée;
    – de ne pas anesthésier l’invention technique et scientifique en l’intégrant dans des catégories supposées déjà disponibles (c’est toute la faiblesse de beaucoup d’« épistémologies paraphrase »), mais montrer de manière décisive comment elle retentit sur la philosophie pour engendrer de nouveaux concepts. .
    Le projet même de Gilbert Simondon imposait une articulation neuve entre technique et philosophie; une transduction. (Extrait de l’avant-propos – Gilles Châtelet- d’un colloque international consacré à l’un des meilleurs philosophe de de sa génération, Gilbert Simondon (1924-1989).

    6 Feb 2009 — Lien unique

    “Les voyageurs du Temps”. Roman de Philippe Sollers chez Gallimard (2009)

    » C’est dans le quartier de Paris qui s’étend autour de l’église Saint-Thomas d’Aquin, entre la rue du Bac et la rue de l’Université, que Philippe Sollers a choisi de faire se rencontrer ses « Visiteurs du Temps ». Quartier assidûment fréquenté, en effet, par bien des grands esprits, en particulier les auteurs qui, depuis un siècle, se retrouvent autour de La N.R.F et des Éditions Gallimard, et se croisent ici à travers le temps, l’esprit de Voltaire rencontrant au détour d’une rue le personnage de Céline….Sont convoques ces Voyageurs du Temps qui n’ont jamais tout à fait quitté les lieux : Lautréamont, Ducasse et Lacan franchissent tour à tour la même porte cochère, Rimbaud, Aragon, Breton arpentent les allées des jardins à la française des hôtels particuliers en compagnie d’Orwell et de Kafka… Par moments, ce sont des œuvres d’art qui dialoguent à travers les époques, ainsi la Résurrection de Mantegna et la Laitière de Bordeaux de Goya…Tout cela sous l’œil de l’Horloger du Temps, le maître Jean-Sébastien Bach en personne..”.Extrait de la présentation de l’éditeur par un percolecteur passionné.

    Clés :
    2 Feb 2009 — Lien unique

    L’imitation, la métaphore et la percolation.

    Dans sa préface d’une réédition de “Les Lois de l’imitation” de Gabriel Tarde (Les empêcheurs de penser en rond – 2001), Jean-Philippe ANTOINE aborde la Métaphore comme un commencement de pensée qui se révèle avoir partie liée avec l’activité dans laquelle la science se sublime et avec laquelle elle rivalise ; l’ART.
    “Dans les textes de Tarde, la métaphore, éclaireur de la méthode statistique et de la scientificité, joue alors aussi en aval comme leur limite propre. Pour peu que, cessant de fournir, en deçà et au-delà des dénombrements proprement dits, leur encadrement virtuel, elle en vienne à occuper le centre de la scène, le savant cède alors la place au peintre, au romancier, au poète, voire au métaphysicien. Mais la distinction est maintenant toute de degrés. Ce qui différencie le romancier du sociologue, ce n’est pas, encore une fois, l’usage de la métaphore contre la statistique, ou vice versa. C’est le type de mélange que chacun effectue à partir des deux. La sociologie elle-même, traversant la statistique, tend alors vers l’expression philosophique d’une hypothèse, précisée et radicalisée: le monde est un transport, l’univers social est fait de constructions métaphoriques. Ce monde, la statistique l’invente, la métaphore en poursuit le devenir.”

    1 Feb 2009 — Lien unique

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